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Tourbières
Vestige d'une zone humide de plus de 1 600 hectare au XIXe siècle, la tourbière de l'Herretang, sur 65 hectares, à l'ouest du massif de Chartreuse, ces terres marécageuses appelées tourbières ont été crées par la décomposition de la végétation dense du bord de l'étang, qui s'est accumulée dans l'eau, témoigne aujourd'hui de la richesse de ces milieux marécageux pour les animaux, les plantes et l'homme... Une histoire comptée à l'ombre des aulnes, des bouleaux ou des saules sur 3,2 km de sentiers, (instructif). Incroyables marais et zones humides, la tourbière de l'Herretang, regorgent de plantes rares et protègent une faune souvent riche. En un, elle témoigne d'une incroyable richesse végétale et animale. C'est précisément l'exploitation de l'une de ses richesses, la tourbes, terreau noir né de l'accumulation de végétaux dans l'eau, qui amena l'homme à préserver une partie de cette vaste zone humide jusqu'aux années 90.
La tourbière de l'Herretang, ouverte à la visite depuis 2000, cette zone classée espace naturel. L'homme friand de ce terreau pour le chauffage d'abord, puis pour les horticulteurs, la tourbière a fonctionné jusqu'en 1997, conservant sa superbe diversité biologique.
Accueilli par les gardiens de la tourbière, le visiteur ne pourra évidemment pas admirer l'ensemble des plantes répertoriées (153 au total, dont dix protégées au niveau national, comme la fougère des marais, séneçon palustre ou la laîche de bohème et même plantes carnivores telles les utriculaires dont les petites fleurs jaunes émergent de l'eau et se nourrissent de minuscules animaux planctoniques). Les plus curieux pourraient de bon matin équipés de jumelles et de beaucoup de patience surprendre le vol d'oiseaux rare, le galop d'un chevreuil ou l'empreinte d'un blaireau! Pour la visite prévoir absolument une paire de bottes.
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