Pays
d'Allevard, pays de balade. Avec son casino, ses thermes réputés pour
les traitements des voies respiratoires ou de rhumatologie, en
bénéficiant d'une des eaux les plus sulfureuses du monde. Son jolie
centre ville, traversé par le rafraîchissant Bréda, ses nombreuses
jardinières fleuries et son église Saint Marcelle, est une ville ou y il
fait bon vivre. Avec sa "station" le Collet d'Allevard, mais
également son alentour, offre un panorama magnifique avec ses vues dans
les vallées ou montagnes parfois enneigés de Belledonne et de l'Oisans,
les forêts ombragées et les innombrables cours d'eau, torrents et
ruisseaux qui irriguent ce riche patrimoine faunistique et floristique. La
balade à pied est le loisir numéro un, en tout 240 km de sentiers de
randonnée parfaitement balisés entre 500 m et 2100 m d'altitude. Dans ce
beau pays d'Allevard irrigué par les vallées du Haut Bréda, du Gleyzin,
du Veyton et du Bens, les plus sportifs peuvent troquer le sac à dos pour
un VTT, un parapente (3 sites depuis le Collet d'Allevard), ou se rabattre
sur les produits du terroir dont on peut découvrir la fabrication dans
plusieurs fermes auberges, son boulodrome toujours fréquentés, quand aux
enfants ils se verront proposer un peu partout, de nombreuses activités,
trempoline, street hockey, jeux de raquette, cirques, piscine...
La station thermale:
La source apparue en 1791, lors d'un tremblement de
terre. L'eau qui s'écoulait alors sur les berges du torrent le Bréda était
appelée "l'eau noire" par les habitants, certainement en raison
du dépôt qu'elle laissait, formé au contact de l'air. A cette époque,
même si l'on pensait que cette eau pouvait contenir quelques propriétés
de nature à soigner, personne n'y prêtait vraiment attention. Elle
commençait néanmoins à être prescrite en boisson par les médecins
locaux et des malades venus la tester constatèrent quelques guérisons de
leurs douleurs. Ce fut le Dr Billerey, inspecteur des eaux du département
de l'Isère, qui le premier, eut l'idée de l'administrer sous forme de
bains. En 1837, Pierre Villiot, propriétaire d'un terrain sur les bords
du Bréda, pratiqua une tranchée pour recueillir cette eau, sulfureuse (
elle est l'une des plus sulfureuses du monde) et commença à donner les
premiers bains dans sa maison, où il installa une petite chaudière pour
réchauffer l'eau aux environ de 16°. Cette année-là, le Dr Chataing
fit donner 1800 bains. C'est alors que MM. Durel et Rivoire, ayant
l'intention de réaliser un établissement thermal, acquièrent en 1837,
la propriété de la source de M. Villiot, (puisée à 149 mètres, dans
un sous sol qui présente un caractère compact donc peu susceptible
d'infiltrations parasites et exempte de toute pollution). En 1848, le Dr
Nièpce, nommé par Lamartine lui-même alors ministre de l'intérieur,
remplace le Dr Chataing décédé. C'est lui qui découvrit le principe de
l'inhalation froide, expérimentée por la première fois à Allevard. La
société des eaux thermales est constituée en 1857 et en 1858, à la
suite d'un décret impérial, la source est déclarée d'utilité
publique. Napoléon III de passage à Grenoble, remit en 1860 la croix de
la Légion d'honneur au Dr Nièpce. La réputation des eaux d'Allevard se
propagea dans les salons médicaux et, après avoir soigné les
rhumatismes et les maladies de peau, Allevard se spécialise dans le
traitement des voies respiratoires.
En 1870 un nouveau bâtiment contenant sept salles d'inhalation est
construit, après les liaisons Allevard Goncelin par voitures à trois
chevaux, c'est un tramway à vapeur qui relie au début du XXé siècle
Allevard à Pontcharra, la gare sera construite en 1911. Au début des années
30, le thermalisme subit les revers de la conjoncture mondiale, mais la
situation s'améliore dès 1935. En 1934, Jules Louis Chardon, est élu à
la présidence de la compagnie générale des eaux et le restera jusqu'en
1974. La réputation des eaux d'Allevard s'intensifie et l'accroissement
du nombre de curistes est particulièrement sensible, notamment avec la
prise en charge des cures par la Sécurité sociale, définie par les décrets
de 1947 et 1950. Un second établissement plus moderne qui porte la
capacité d'accueil à près de 2200 curistes par jour et place sera
construit, et place Allevard parmi les premières stations thermales françaises.
Des hôtes célèbres sont venus prendre les eaux à Allevard, les frères
Lumières, Aristide Bergès, Nadar, les écrivains Colette, Gide, Georges
Picot, Marcel Prévost, Alphonse Daudet, les compositeurs Berlioz et
Massenet, Edouard Herriot, ou encore la reine Ranavalona III de
Madagascar, le duc d'Aumale, le prince Ypsilanti, la comtesse Caselli....
Dans les années 50, des problèmes de prise en charge font baisser le
nombre de curistes, mais au début des années 60, le thermalisme est de
nouveau en progression. Un nouveau établissement dit de 1er classe est
construit en 1961 et prend le nom de Jules Louis Chardon, et Allevard
accueille 10 000 curistes dans les années 63-64. Dans les années 80 la
crise du thermalisme s'installe à nouveau, c'est alors qu'Allevard
s'oriente vers la rhumatologie. En 1996, Jean Marie Chardon, alors président
de la société thermale, fait part au maire Philippe Langenieux Villard
de cesser l'activité thermale, une situation qui aurait plongé Allevard
dans une grave crise économique, deux plus tard, la municipalité
acquiert l'ensemble des installations, comprenant trois établissements
thermaux, une résidence, trois hôtels, l'ancien casino... D'importants
travaux de rénovation sont entrepris, l'activité thermale se diversifie
: cure anti-tabac, prévention avec l'école du dos et celle du souffle,
remise en forme, gym aquatique, et en 2002, lancement des mini-cures de
six jours qui devraient répondre à un nouveau besoin. L'optimise est désormais
de rigueur !!!
- Ecole: Collège
Flavius Vaussenat - 10, bd Jules Ferry
Tel: 04 76 97 53 17 - Fax: 04 76 45 88 95
Accès
Par la D523 ou
par l'autoroute A41
Grenoble/ Chambéry sortie Allevard/ le Touvet.
Direction Allevard par la D525.
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