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ALLEVARD
- ALLEVARD les BAINS :
Pays d'Allevard, pays de balade. Avec son casino, son
musée, ses thermes
réputés pour les traitements des voies respiratoires ou de
rhumatologie, en bénéficiant d'une des eaux les plus sulfureuses du
monde. Son jolie centre ville, traversé par le rafraîchissant Bréda,
ses nombreuses jardinières fleuries et son église Saint Marcel (XIXe
siècle) avec son buffet d'orgue du célèbre facteur d'orgues Aristide
Cavaillé,
Allevard est une ville ou y il fait bon vivre. Avec sa "station"
le Collet
d'Allevard, mais également son alentour, offre un panorama
magnifique avec ses vues dans les vallées ou montagnes parfois
enneigés de Belledonne et de l'Oisans, les forêts ombragées et les
innombrables cours d'eau, torrents et ruisseaux qui irriguent ce
riche patrimoine faunistique et floristique. La balade à pied est le
loisir numéro un, en tout 240 km de sentiers de randonnée
parfaitement balisés entre 500 m et 2100 m d'altitude. Dans ce beau
pays d'Allevard irrigué par les vallées du Haut Bréda, du Gleyzin,
du Veyton et du Bens, les plus sportifs peuvent troquer le sac à dos
pour un VTT, un parapente (3 sites depuis le Collet d'Allevard), ou
se rabattre sur les produits du terroir dont on peut découvrir la
fabrication dans plusieurs fermes auberges, son boulodrome toujours
fréquentés, quand aux enfants ils se verront proposer un peu
partout, de nombreuses activités, trampoline, street hockey, jeux de
raquette, cirques, piscine...
La station thermale:
La source apparue en 1791, lors d'un tremblement de terre. L'eau qui
s'écoulait alors sur les berges du torrent le Bréda était appelée
"l'eau noire" par les habitants, certainement en raison du dépôt
qu'elle laissait, formé au contact de l'air. A cette époque, même si
l'on pensait que cette eau pouvait contenir quelques propriétés de
nature à soigner, personne n'y prêtait vraiment attention. Elle
commençait néanmoins à être prescrite en boisson par les médecins
locaux et des malades venus la tester constatèrent quelques
guérisons de leurs douleurs. Ce fut le Dr Billerey, inspecteur des
eaux du département de l'Isère, qui le premier, eut l'idée de
l'administrer sous forme de bains. En 1837, Pierre Villiot,
propriétaire d'un terrain sur les bords du Bréda, pratiqua une
tranchée pour recueillir cette eau, sulfureuse ( elle est l'une des
plus sulfureuses du monde) et commença à donner les premiers bains
dans sa maison, où il installa une petite chaudière pour réchauffer
l'eau aux environ de 16°. Cette année-là, le Dr Chataing fit donner
1800 bains. C'est alors que MM. Durel et Rivoire, ayant l'intention
de réaliser un établissement thermal, acquièrent en 1837, la
propriété de la source de M. Villiot, (puisée à 149 mètres, dans un
sous sol qui présente un caractère compact donc peu susceptible
d'infiltrations parasites et exempte de toute pollution). En 1848,
le Dr Nièpce, nommé par Lamartine lui-même alors ministre de
l'intérieur, remplace le Dr Chataing décédé. C'est lui qui découvrit
le principe de l'inhalation froide, expérimentée por la première
fois à Allevard. La société des eaux thermales est constituée en
1857 et en 1858, à la suite d'un décret impérial, la source est
déclarée d'utilité publique. Napoléon III de passage à Grenoble,
remit en 1860 la croix de la Légion d'honneur au Dr Nièpce. La
réputation des eaux d'Allevard se propagea dans les salons médicaux
et, après avoir soigné les rhumatismes et les maladies de peau,
Allevard se spécialise dans le traitement des voies respiratoires.
En 1870 un nouveau bâtiment contenant sept salles d'inhalation est
construit, après les liaisons Allevard Goncelin par voitures à trois
chevaux, c'est un tramway à vapeur qui relie au début du XXé siècle
Allevard à Pontcharra, la gare sera construite en 1911. Au début des
années 30, le thermalisme subit les revers de la conjoncture
mondiale, mais la situation s'améliore dès 1935. En 1934, Jules
Louis Chardon, est élu à la présidence de la compagnie générale des
eaux et le restera jusqu'en 1974. La réputation des eaux d'Allevard
s'intensifie et l'accroissement du nombre de curistes est
particulièrement sensible, notamment avec la prise en charge des
cures par la Sécurité sociale, définie par les décrets de 1947 et
1950. Un second établissement plus moderne qui porte la capacité
d'accueil à près de 2200 curistes par jour et place sera construit,
et place Allevard parmi les premières stations thermales françaises.
Des hôtes célèbres sont venus prendre les eaux à Allevard, les
frères Lumières, Aristide Bergès, Nadar, les écrivains Colette,
Gide, Georges Picot, Marcel Prévost, Alphonse Daudet, les
compositeurs Berlioz et Massenet, Edouard Herriot, ou encore la
reine Ranavalona III de Madagascar, le duc d'Aumale, le prince
Ypsilanti, la comtesse Caselli.... Dans les années 50, des problèmes
de prise en charge font baisser le nombre de curistes, mais au début
des années 60, le thermalisme est de nouveau en progression. Un
nouveau établissement dit de 1er classe est construit en 1961 et
prend le nom de Jules Louis Chardon, et Allevard accueille 10 000
curistes dans les années 63-64. Dans les années 80 la crise du
thermalisme s'installe à nouveau, c'est alors qu'Allevard s'oriente
vers la rhumatologie. En 1996, Jean Marie Chardon, alors président
de la société thermale, fait part au maire Philippe Langenieux
Villard de cesser l'activité thermale, une situation qui aurait
plongé Allevard dans une grave crise économique, deux plus tard, la
municipalité acquiert l'ensemble des installations, comprenant trois
établissements thermaux, une résidence, trois hôtels, l'ancien
casino... D'importants travaux de rénovation sont entrepris,
l'activité thermale se diversifie : cure anti-tabac, prévention avec
l'école du dos et celle du souffle, remise en forme, gym aquatique,
et en 2002, lancement des mini-cures de six jours qui devraient
répondre à un nouveau besoin. L'optimise est désormais de rigueur
!!!
- Ecole: Collège
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