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Aménagée en partie à l'emplacement d'un bastion de l'enceinte Lesdiguières
cette place porte en elle la trace des grands enthousiasmes et des grandes
tragédies qui ont marqué les XIX et XXème siècle, construite au début des
années 1850 elle forme un carré de 150 mètres de côté plantée à
l'origine de tilleuls, ces tilleuls seront supprimés en 1875, lorsqu'on créa
le square actuel.

Elle concentre les principales administrations d'état, le
tribunal administratif, et le palais de l'université édifié entre 1875 et
1879 qui abrite une section d'IUT de nos jours, ainsi que le siège de
l'université interâge.

L’hôtel de la division construit en 1862, ex-hôtel du
gouverneur et l’ancien musée de peinture bibliothèque réalisé en 1869.

A l’autre extrémité, on découvre l’ancien Cercle militaire, ex-école d’artillerie
qui fut édifié en 1858. C'est le maréchale Randon qui, profitant du
rattachement de la Savoie à la France, demanda à l'empereur le rétablissement
du siège d'une division militaire à Grenoble. C'est ainsi que naquit ce
bâtiment, et à l’instar des autres bâtiments de la
place Verdun, l’hôtel de la préfecture qui sera crée sur un marécage
en 1866. La préfecture est l’œuvre de deux architectes : Questel
et Riondet,
auparavant, cette dernière occupait les mêmes locaux que la mairie d’alors,
c’est à dire l’ancien palais de Lesdiguières au cœur du jardin de ville.

En observant de près la façade principale de la préfecture, on découvre
une foule de détails, en effet, outre les armoiries de Grenoble, des deux
sous préfectures de la Tout du Pin et de Vienne ainsi que les Dauphins et
la fleur de lys de Saint Marcellin, l’histoire du Dauphin est retracée
à travers une dizaine de bustes dauphinois. On remarque de gauche à
droite : Bayard, Lesdiguières, Abel Servien, un collaborateur de
Richelieu, de Lionne le secrétaire de Mazarin, Condillac un homme de
lettres du XVIIIe siècle, Vaucanson le père des automates, Barnave un député
des États généraux sous la Révolution, Mounier le secrétaire de l’Assemblée
de Vizille, Jean Gabriel Marchand, général de division et pair de France
en 1837 et Dode, le maréchal d’Empire, cette vaste place d'armes nom sous l'ancien
régime était alors surmontée d'une imposante
statue de Napoléon 1er dut au sculpteur Frémiet en 1868. Cette statue sera transférée dans la
prairie de L'Affrey sur le bord du lac en 1870, on réemploie
alors le piédestal et la grille d’entourage de la statue pour édifier
la statue de Vaucanson, un jet d’eau remplacera la statue de Napoléon
sur la place de Verdun, puis « le torrent », oeuvre de Urbain
Basset, y sera installé de 1882 à 1888. 1870 fut L'année de son changement de nom, Place
de la Constitution telle sera sa nouvelle dénomination jusqu'à la
fin de la dernière guerre mondiale, ou elle pris le nom de Place de Verdun en commémoration aux
centaines de milliers de victimes d'une effroyable bataille.
Aujourd'hui, la place de VERDUN accueille sous les ombrages de son square
un bassin muni d'un jet d'eau et en sous sol un parking.
Parc public
Accès
Autoroute Lyon-Grenoble (A48) et Valence
- Grenoble (A49) sortie Bastille.
Autoroute Chambéry - Grenoble (A41) sortie Grenoble Centre.
A Grenoble, face à la Préfecture
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